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lundi, 24 septembre 2007

Dialogue de sourds sans eau chaude

Un jour sans eau chaude, c’est comme un jour sans… fringue! Hier soir, j’ai constaté que l’eau du robinet était suspicieusement tiède. Alors j’ai prié, prié et prié pour que ce léger désagrément soit juste une illusion… Au réveil, je découvre avec horreur que mon instinct ne m’a guère trompé : la chaudière est en panne.

Non seulement la journée commence mal, mais en plus elle va me coûter l’équivalent de deux paires de chaussures (voire plus) ! Prête à tout pour échapper au supplice de la douche (certes tonifiante, mais par-dessus tout froide), j’opte pour une succession de positions acrobatiques. Elles me permettent d’assurer le maximum d’hygiène, tout en garantissant un minimum d’immersion. Fraîche mais peu dispose, je démonte le panneau frontal du chauffe-eau… et le referme aussitôt. Ce genre d’opération se révèle un très mauvais plan pour mon vernis. Grâce à Dieu, j’ai toujours sur moi le numéro de Mr Bee, mon sauveur-plombier.

Moi : « Bonjour Monsieur, je n’ai plus d’eau chaude et je me demandais quand vous pourriez passer »

Lui : « Plus d’eau chaude ? Ça c’est la résistance ou le thermostat »

Moi : « Ah ? Sans doute…»

Lui : « Mais vous avez regardé si c’est la résistance ou le thermostat ? »

Moi : « Euh… j’ai essayé mais j’ai pas tout compris… Vous pouvez passer quand ?»

Lui : « Ah ben je sais pas… Si c’est la résistance ou le thermostat… Vous avez testé ? »

Moi : « Pas vraiment, mais c’est pour ça que je demandais quand vous seriez dispo… »

Lui : « Là, vraiment, si c’est la résistance ou le thermostat… Je sais pas… Je suis débordé… Bon, demain à la première heure »

Moi : « Très bien, merci beaucoup ! »

Je raccroche, mi-soulagée à l’idée de retrouver le confort moderne, mi-déprimée par la perspective d’attendre mon sauveur-plombier des heures durant…

Ce matin, Mr Bee a sonné à 8h pétantes ! Quinze minutes chrono et le pro a terminé le boulot (« C’était la résistance. Je vous l’avais dit »). Le tout pour moins cher qu’un tube de gloss !

22:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : plombier, chaudière, eau |

vendredi, 21 septembre 2007

Aventures urbaines en Vélib'

Il m’aura fallu deux longs mois pour rassembler le courage nécessaire à enfourcher un Vélib’. Véritable objet de convoitise, le tout-Paris branché (et même les étrangers) ne parlent que de ce moyen de transport écolo dernier cri.

Pour l’occasion, j’ai abandonné mon style jupe/talons pour un look jean/baskets. Petite angoisse pour lâcher la caution de 150€, vite surmontée une fois la bête d’acier entre mes mains. Démarrage les doigts dans le nez, et ce malgré une selle trop haute (que j’ai baissée) et une chaîne trop lâche (que j’ai supportée).

A Paris, à vélo, on dépasse les autos, mais le véritable plaisir, c’est le contact humain : le vélib’, c’est mieux que Meetic pour faire des rencontres! En 15 minutes j’ai échangé avec deux types en camion qui m’ont trouvée « so sexy sur un deux-roues » ; un brun ténébreux qui m’a interpellé dans l’espoir que je lui indique la borne la plus proche (« je ne sais pas mais, mais je t’embarquerais volontiers, beau gosse ») ; et même le cycliste qui m’a causé une petite frayeur en me doublant était… troublant ! Bien évidemment, la seule réflexion désagréable est venue d’une femme (genre business woman ultra débordée), qui estimait que je roulais trop lentement (« je suis en RTT, moi, madame »). Derniers coups de pédale, puis je range mon vélib’ d’un clic et attends patiemment le bip sonore. Je remarque que je suis légèrement en nage, et j’en déduis qu’il vaut mieux éviter en cas de haut en soie ou de rendez-vous romantique avec mon chéri. J’avoue que j’ai surtout emprunté les pistes cyclables, et que j’ai soigneusement évité de traverser la place de la République : à chaque jour suffit son épreuve. Mais conduire visage et cheveux au vent, c’est si bon…

Bref, le ticket vélib’ est aussi chic, que choc.

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22:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vélib, vélo, paris |

dimanche, 16 septembre 2007

Foire à l'empoigne à la fête de l'Huma

fecd71382d619398ea54e01295825376.gifSamedi 15 septembre 2007, grand beau sur Paris et je suis motivée, motivée, vraiment motivée… Grâce à un sens de l’orientation exceptionnel, je me repère et parviens à rejoindre la Gare du Nord saine et sauve, sur le quai du RER B direction Le Bourget, à l’avant.

Une fois au complet, on finit par décoller (enfin quand on réussit à trouver un train qui passe par le Bourget). Bonne ambiance dans le wagon : on disserte tout et rien, même Britney en prend un coup. Le trajet en navette se déroule moins bien et nous donne un avant-goût d’enfer : nous partîmes 500 dans un bus de 50, sous 40°… Notre équipe de winners décide de finir le trajet à pied, car nous sommes de grands sportifs (et parce qu’on était presque arrivés !).

Parc Départementale de la Courneuve (situé au Bourget). C’est pas vraiment glamour, mais il y a de l’espace, donc, je passe. Lorsque que l’on pénètre enfin, c’est la surprise : ça ressemble à la Foire du Trône à la sauce Colonel Fabien. Mêmes attractions et mêmes baraque à gaufres, entourées de stand « hasta siempre la revolucion » et autres permanences des PC de France et de Navarre. J’hésite à investir dans un chapeau chinois et un T-shit à l’effigie du Che, mais j’en conclu que ce n’est pas assez bling-bling, donc je laisse tomber. Pause cocktail de fruit frais dans un stand ou la brioche vendéenne est vendue 8€ (…). Un peu moins riches, mais sur-vitaminés, nous poursuivons notre périple vers la Grande scène, lieu de toutes les convoitises. Là-bas, l’ambiance ressemble moins à une fête foraine, car l’atmosphère de concert géant règne. Un monde fou, un soleil exceptionnel (il fait mauvais chaque année), toutes générations confondues : c’est pas Woodstock, mais ça s’en rapproche un peu… Et surtout, c’est trois concerts pour le prix d’un. D’abord Luke, qui surprend par une prestation remarquable et une très forte présence sur scène. Puis c’est ti-punch au stand Champigny (devenu par la suite notre QG). Début du concert d’Ayo : elle est belle et elle chante à merveille, donc elle m’énerve. Alors je préfère aller aux toilettes !

Après 30 minutes de queue, je retrousse mon pantalon avant de traverser un terrain marécageux. A l’autre extrémité, l’un des sacro-saint trônes vient de se libérer. Ce que j’ai vu à l’intérieur restera confidentiel. Je préfère oublier à jamais l’état des lieux. Résultat, j’ai soulagé ma vessie en apnée et en équilibre. Et j’ai perdu une autre demi-heure à retrouver les autres. La consolation est venue du Vietnam, un des meilleurs spots du coin en matière de restauration. Et encore un ti-punch…

Puis ce fut l’expérience Iggy Pop. L’homme est un phénomène unique. Il envoûte, à tel point que tout le monde est unanime : il faut se mettre à l’héroïne, ça conserve.

Les lumière s’éteigne et l’heure du départ sonne. Le trajet de retour n’a pas un brin d’humanité : des hordes sauvages prennent d’assaut les navettes, sans un regard pour les plus faibles. Comme nous avons su rester humains, il nous a fallu un peu plus de temps pour embarquer, mais nous sommes tous rentrés sains et saufs.

La Fête de l’humanité, c’est une grande expédition, mais une fois par an, et ave une équipe aussi soudée, je retente volontiers l’aventure !

 

22:05 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ayo, la courneuve, fête de l'humanité, parti communiste, iggy pop, luke |

 
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