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lundi, 19 novembre 2007

Armes biologiques en libre circulation à la RATP

Comme tous les usagers des transports en commun, je suis une victime co-latérale de la grève.

Tous les matins, sans jamais me plaindre, j’enfile les vêtements les plus chauds et les plus confortables (soigneusement assortis à mon sac à main car les grèves n’auront pas la peau de mon style impeccable), et je me mets en marche. User mes petits souliers en trottant des kilomètres dans le froid me contrarie peu, puisque cet exercice me permet de suivre le message sanitaire à la mode : « Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière ». Ainsi conditionnée, ma bonne volonté me laisse croire au miracle lorsque je vois passer un bus dont les passagers ne sont presque pas écrasés contre les vitres. Je fais signe au chauffeur, grimpe à bord, valide joyeusement mon passe Navigo, le bus redémarre… et la Bombe Humaine explose.

Sur ma droite, une femme, tout ce qu’il y a de respectable, n’en finit plus de tousser. Au début, de timides quintes de toux. J’imagine qu’elle a un chat dans la gorge, que ça va passer. Mais ça ne passe pas : ça augmente à chaque seconde. Bombe Humaine se racle la gorge, crache ses poumons, siffle, marque une pause, jette des regards apeurés sur ses co-voyageurs, toussote, puis repart dans une nouvelle série expectorante… Un vide se forme imperceptiblement autour d’elle. Brefs échanges de regards, détournements de têtes discrets : nous voulons tous survivre à cette attaque bactériologique. L’espoir renaît à la station République (hasard ou coïncidence ?). Bombe Humaine se voit happer par le flot de passagers qui descendent. Une onde de soulagement illumine les visages de tous les rescapés, qui doivent partager la même pensée que moi : quand on est aussi malade, on reste au lit et on ne va pas travailler. SURTOUT un jour de grève.

07:55 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bus, ratp, transports en communs, grève, santé, paris |

jeudi, 15 novembre 2007

Dilemme œnologique un soir d’hommage au Beaujolais

J’entends déjà les commères qui m’entourent ricaner de mépris et persifler : « Cette fille nous prend vraiment pour des dindes. Elle voudrait nous faire croire, à NOUS, que c’est la première fois qu’elle goûte au Beaujolais… Quelle menteuse ! ».

Je déteste les commérages, sauf quand ils sont proférés par mes copines et moi, et qu’ils portent sur les infractions vestimentaires de nos victimes. Exceptionnellement, je reconnais que les langues de vipères suscitées ont dix fois raison. Mais seulement dix fois. Car depuis que je porte des talons aiguilles, j’ai bu à peine dix fois plus de Beaujolais que de jus de tomate (une unique expérience jamais renouvelée), ou que de boisson énergétique (je suis allergique au sport, donc aux boissons de sportifs). En revanche, c’est le premier Beaujolais nouveau que je fête en sirotant du champagne, en compagnie de convives… à l’eau (pas tous, évidemment).

Je porte donc un toast, sans modération, à la liberté choix : boire ou ne pas boire, telle est la question…

22:20 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beaujolais, nouveau, fête, vin, champagne, paris |

jeudi, 08 novembre 2007

Du hamburger, du vin et du design au Floors rue Myrha

« C’est fou ! On se croirait à New York ! ». Seuls des parisiens superficiels et prétentieux peuvent comparer les trois niveaux du Floors aux tours de Manhattan. Jusque-là, rien d’anormal : à Paris, nous n’avons que la Tour Montparnasse et la Tour Eiffel, mais nous ne manquons pas d’imagination.

En franchissant le seuil de ce nouveau temple branché, je découvre par hasard que je connais le manager. Je m’empresse de lui faire deux petites bises (c’est chic de connaître le patron) et nous entamons un dialogue hautement philosophique : « Toi ici ! » « Ben oui et toi ?» « Ben, c’est chez moi ! » « Incroyable ! Tout le monde en parle ! » « Je sais j’ai la pression »… Ce bref échange de mondanités m’ouvre l’appétit, donc je me précipite vers la table.

Au passage, je remarque que toute la décoration rappelle les incontournables « diners » (prononcez « daïneurze ») américains, ces restaurants à hamburgers comme le Peach Pit dans la série Beverly Hills. Il ne manque que des serveuses en uniforme avec un badge nominatif sur la poitrine, et je passerais commande en anglais.

Au menu, des burgers de luxe et des salades XXL. Le pain est fait maison et on peut composer soit même son sandwich : chèvre ou bleu d’Auvergne pour le fromage, viande ou poisson, champignons, œuf, soja etc. Le must : un supplément foie gras pour les gourmets. Et que boit-on avec des hamburgers si français? Du vin, bien évidemment ! Mais notre serveur doit ouvrir quatre ou cinq bouteilles avant d’en trouver une qui ne soit pas bouchonnée…

Certes, il s’agit là de malchance, mais je retiendrai quand même que, quand on joue aux américaines en plein coeur de Paris, on doit boire du Coca Zéro et non de grands cépages !

23:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Restaurants/Bars | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hamburger, vin, paris |

dimanche, 04 novembre 2007

Ligne et plaisir : du space cookie bio au récital de musique classique

Seule maman ignore que la Hollande n’est pas uniquement « l’autre pays du fromage »...

A part elle, chaque fois que j’évoque un week-end à Amsterdam, j’ai immanquablement droit à un sourire entendu, accompagné d’une petite phrase du genre : « Quelle chance ! Tu vas t’enfumer la tête ». Comment les gens osent-ils imaginer un seul instant que j’aille perdre mon âme (et ma classe) à écumer les coffee-shops du Quartier Rouge ? Premièrement, je ne fume pas. Deuxièmement, c’est tellement cliché que je laisse ça aux adolescents et aux touristes ordinaires! Lorsque je vais à Amsterdam, je vis en immersion totale. Je pédale, cheveux au vent, essayant de ne pas mourir écrasée entre un tramway et un cycliste aguerri. J’écume les salles de ventes et les antiquaires du Spielgelwartier. Quand vraiment il fait mauvais, je (re)visite les musées. Et puis surtout, j’achète des produits frais sur le marché et je cuisine des spécialités régionales. Le dessert du jour : des space cookies. Comme je prends soin de mon corps, je n’utilise que des produits issus de l’agriculture biologique (ou assimilés): farine bio, huile bio, chocolat bio, sucre bio et skunk locale. On mélange tous les ingrédients, on forme les cookies, puis on les passe au four une vingtaine de minutes.

Une ou deux portions suffisent pour que le récital de piano de Paolo Giacometti au Muziekgebouw devienne une expérience cosmique sans égale. L’ouverture, avec les Impromptus de Franz Schubert, prouve que la vie est merveilleuse. Après l’entracte, les opéras de Gioacchino Rossini mènent à l’extase. En clôture, l’œuvre de Maurice Ravel confirme que le bonheur tient à peu de choses : quelques biscuits et un pianiste virtuose…

01:15 Écrit par Sheily Parisienne dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amsterdam, pay-bas, hollande, cuisine, cookies, musique |

vendredi, 02 novembre 2007

Mojito frappé et flou linguistique au pub hollandais

En plus d’être une copine ultra chouette, Claire est une hôtesse d’exception. Elle vous accueille à la descente du Thalys, ne se moque pas des tickets de tramway vieux et cornés que vous gardez précieusement depuis votre précédent séjour (qui date de Mathusalem), achète les ingrédients pour préparer de délicieux space cookies (dessert traditionnel hollandais), dépose sur votre oreiller un masque de sommeil et du lait cosmétique parfumé à la rose de chez Weleda (très bio et si chic), vérifie que son amoureux dort à poings fermés et vous entraîne sans plus tarder au Waldorf.

Le Waldorf… Son nom a tout d’un grand et bien qu’il soit tout petit, il s’agit d’un bar-restaurant branché d’Amsterdam. L’endroit est tellement sympa que je m’y sens tout de suite comme A la bière (oui, le bistrot en bas de chez moi ne porte pas un nom très glamour…).

Décidées à passer une soirée typique du plat pays, nous buvons… des mojitos ! Victime de la mondialisation, j’ai au moins le mérite de commander toute seule, comme une grande, car « mojito » est l’un des rares mots hollandais que je connaisse… D’ailleurs, même après plusieurs verres, mes tentatives pour m’exprimer en langue batave ne sont pas très heureuses. Mon voisin (qui trouve mon anglais impeccable pour une française) a l’indélicatesse de me demander si je connais la série TV Rohijeuvrohen.

Moi : « Ah non ! En revanche, j’en ai vu une qui s’appelle Goïcheu Vrouvènne. Ça s’écrit G-O-O-I-S-C-H-E V-R-O-U-W-E-N. Tu connais ? ».

Lui : « Ben oui. C’est celle dont je viens de te parler… ».

Blanc quasi imperceptible d’un millième de seconde. J’adresse un sourire complice et un regard plein d’assurance à mon interlocuteur. Puis je me tourne lentement vers Claire pour lui demander : « Dis-moi, tu ne crois pas qu’il serait temps de rentrer ? Il me semble qu’on se lève à l’aube demain, non ? ».

23:45 Écrit par Sheily Parisienne dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : amsterdam, pays-bas, hollande, bar, alcool |

 
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