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mardi, 25 mars 2008

Gloire et déboires des rythmiques blanches

J’ai promis résister à l’appel du Coca Zéro pour faire don de mon corps à la gym suédoise. Je peux désormais ajouter cet acte de bravoure à la longue liste de mes exploits urbains.

Avec des cours assurés par Jérémie (et Chloé en qualité d’hôtesse), je sens immédiatement que les soixante minutes suivantes seront intenses. D’autant plus que les autres élèves (une ribambelle de jeunes filles), semblent parfaitement rompues à l’exercice. Toutes possèdent d’ailleurs des cartes de forfaits annuels, contrairement à moi qui tremble de frayeur en souscrivant pour un unique cours d’essai. Courageuse, mais pas téméraire.

La salle se remplit progressivement mais raisonnablement, ce qui laisse penser que j’échapperai à tout malencontreux coup de pied ou de poing venu de nulle part. L’accident est si vite arrivé lorsqu’on pratique une activité physique.

Les portes se ferment à l’heure pile, puis après une brève présentation, Jérémie fait signe à Chloé de lancer le son. Je tique légèrement en entendant le premier morceau, mais tout le monde imite Jérémie qui commence à bouger son corps. Me voilà obligée de suivre le mouvement.

J’ondule avec aisance. Je cours sans rechigner. Je bondis avec souplesse. Je sue sans sourciller. Je termine toutes les séries de pompes et d’abdominaux (à l’exception d’un mouvement étrange que mon corps refuse de reproduire). Je m’étire sans fin. Puis je me détends avec délectation. Tandis que j’écoute la musique de relaxation, je sais que je vais prendre l’abonnement trimestriel : les Suédois savent faire apprécier les salles de sport.

A la fin du cours, Jérémie s’approche de moi : « J’ai oublié de le préciser, mais il ne faut surtout pas porter ces chaussons. Vous devez porter de vraies baskets pour amortir les chocs. Sinon votre dos va tout prendre à chaque saut». Je le regarde médusée : « Mais je n’ai que six paires de converses de différentes couleurs. Les baskets, c’est bien trop laid ! ». Et Jérémie de répondre : « Il va pourtant falloir en adopter. Prenez les moins chères, ça vous paraîtra moins douloureux ».

Quelle déception de devoir reléguer mes rythmiques blanches au placard ! Finis pour elles la vie en grande salle. Au lieu de gloire en cours de gym suédoise, elles finiront leur carrière en chaussons d’intérieur.

Et en plus je dois me débrouiller pour trouver des running dorées ou à paillettes… Un défi supplémentaire à relever.

06:50 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer!, Pipelette | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : gym suédoise, piscine, sport, effort, courbatures, sueur, paris |

lundi, 24 mars 2008

Une fleur est née...

Une fleur est née,

La première cette année.

Demain elle sera fanée.

Donc autant en profiter.

Joyeuses Fêtes de Pâques.

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06:40 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fleur, hibiscus, pâques |

samedi, 22 mars 2008

Ah ! si papa il savait ça...

Si Papa savait que certains retardataires n'ont pas encore voté pour que le blog de sa fille préférée figure parmi les finalistes du Festival de Romans, il dirait et il chanterait :

"Votez camarades, votez camarades, votez, votez, votez!

Votez camarades, votez camarades, votez, votez, votez! »

Les votes sont ouverts jusqu’au 31 mars, alors merci à ceux qui cliqueront ci-dessous !

Festival de Romans

Recommandé par des Influenceurs

01:55 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vote, festival de Romans, blog, papa |

lundi, 17 mars 2008

Comment rater son premier cours de gym suédoise

« Jeune femme courageuse, amatrice de sudation et de courbatures, cherche cours de gym suédoise ». J’ai cherché, j’ai trouvé. J’avoue que mon amour inconsidéré de l’effort n’est pas la seule motivation qui me pousse à tester la désormais célèbre gym suédoise. Ma curiosité légendaire tient un rôle primordiale dans cette démarche, car il fait bon mettre en pratique les recommandations du ELLE et suivre les conseils de Noémie (deux de mes principales sources de références en matière de « choses à faire absolument pour rester une femme dans l’air du temps »). 

De bon matin, j’achète une paire de rythmiques blanches, vérifie que mon certificat médical se trouve bien dans mon sac et annonce fièrement à tous mes rendez-vous de la journée que je me lance dans cette nouvelle aventure. A chacun d’y aller de son petit commentaire, l’un pour dire à quel point il entend parler des bienfaits de cette gym, l’autre pour me demander en quoi cela consiste etc.

Les heures se succèdent normalement, par séries de soixante minutes, tandis que ma motivation diminue : il fait froid, le cours commence tard, je dois y aller seule, les cours sont intensifs, je ne vais pas suivre la cadence… Solidaires, mes amies m’encouragent, d’autant que celles qui ne pratiquent pas encore tiennent à entendre un compte-rendu détaillé de la séance. Je les connais bien : leur courroux sera terrible si j’en viens à manquer à mes engagements. Pas question de me défiler donc : je décide d’assumer en adulte cette saine décision prise quelques jours plus tôt.

Jusqu’au coup de fil fatal, d’une personne que je ne nommerais pas pour garantir sa sécurité : « Laisse tomber le sport. Ce soir, c’est apéro ». Et moi d’aller noyer ma faiblesse dans du Coca Zéro…

Bilan de l’opération, mes rythmiques sont toujours d’une blancheur immaculée et mon certificat soigneusement plié. Pour me punir, je suis allée à la piscine trois jours d’affilés, ce qui m’a permis de réfléchir à tout cela. Et je retente l’expérience cette semaine, en prenant soin de ne pas décrocher mon téléphone ce jour-là. 

 

07:00 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : gym suédoise, piscine, sport, effort, courbatures, sueur, paris |

samedi, 15 mars 2008

Si maman pouvait voter...

Maman aurait adoré voter pour que le blog de sa fille figure au rang des finalistes du Festival de Romans. Mais maman n'entend rien à Internet (par contre, elle sait écrire des SMS). Alors merci de bien vouloir voter pour moi de sa part. La blogosphère vous le rendra et maman sera encore plus fière de moi!

 

Festival de Romans
Recommandé par des Influenceurs

10:25 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vote, festival de Romans, blog, maman |

mercredi, 12 mars 2008

Mutant des rails

Le TGV est sur le point de démarrer et je suis terriblement contrariée. Non pas à cause de ma place (en 1ère classe on ne manque ni de confort, ni d’espace, grâce aux tarifs sacrifiés du ID TGV), mais faute d’avoir transféré sur mon MP4 les derniers épisodes de Gossip Girls et Desperate Housewives (un aperçu de mes goûts éclectiques et hautement intellectuels). Résultat, mon voyage en train va se transformer en promenade culturelle, puisqu’il ne me reste pour seule activité la lecture et l’écoute de musique. Ainsi, à trop prétendre avoir de l’esprit, je pratique contre ma volonté des loisirs qui entretiennent ma culture générale. Je me console cependant rapidement : le sud de la France est à portée de voies. Et d’ici quelques minutes, je profiterai de deux sièges pour étendre mes jambes, m’assoupir et oublier cet énorme désagrément.

Mon rêve se brise deux secondes avant la fermeture des portes. Il arrive sans un bruit. Il s’installe sans un bonjour. Et il porte un pantalon en velours de couleur brique. Il, c’est mon voisin de rangée. Le personnage se montre si antipathique, que je le juge indigne de partager mon stock de chewing-gum sans sucre aux parfums féeriques. Choquée par son manque d’éducation, je tourne la tête côté fenêtre, afin d’éviter tout échange de regard avec un être aussi grossier. Le paysage au sortir de Paris étant ce qu’il est (surtout sous la pluie), je m’endors. 

Un frottement léger et régulier finit par me tirer de mon sommeil. Poussée par la curiosité, je daigne jeter un oeil discret du côté du voisin. Un spectacle horrible se déroule sous mes yeux : la peau de son visage pèle par lambeaux entiers. Il se gratte méthodiquement après avoir tourné chaque page de son livre, geste compulsif qui le débarrasse des peaux mortes. J’ignore s’il s’agit d’eczéma, de psoriasis ou je ne sais quelle maladie, donc j’hésite à lui conseiller une crème, un remède, un dermatologue, que sais-je encore… J’aimerais tellement sauver cet homme. 

Puis son manque de correction initiale me revient à l’esprit. Je mets mes lunettes de soleil, monte légèrement le son de la musique pour ne plus me laisser distraire par les grattements, puis affiche un sourire narquois, en pensant que si j’étais la peau de cet homme, je tenterais tout pour me décoller.

07:00 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette, Voyages | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : voyage, train, TGV, mutant, rails |

mardi, 11 mars 2008

Effets secondaires de la jeunesse éternelle

Je ne suis pas parvenue à percer le secret de la fontaine de jouvence, mais il semblerait que l’eau de Seine contienne des éléments si particuliers (ou un taux de pollution si élevé), que les générations biberonnées à ce liquide peu biologique, conservent des années durant les traits de l’enfance... Je m’explique : trente ans après avoir quitté les bancs de la maternelle, j’ai reconnu une ancienne camarade de classe (qui m’a également reconnue). C’est dire si le poids des années nous a épargnées !

Le plus étonnant, ce n’est pas tant de constater que les petites filles élevées et nourries en appartement ne prennent pas une ride. C’est surtout de réaliser combien nous avons vécu des vies très similaires pendant toutes ces décennies : même fac londonienne, même séjour de plusieurs années dans un même pays étranger, points trop communs dans le parcours professionnel, petits amis originaires de la même région, voisines de quartier... Tout cela paraît incroyable.

Quand en plus vous finissez par vous croiser deux fois en un an dans le métro (les deux seules fois de l’année où j’ai mis les pieds dans le métro), je trouve même une telle situation légèrement effrayante.

Mais je suis partisane de cueillir le jour et surtout, je crois que rien n’arrive pas hasard. Alors je compte bien rester en contact avec ma copine de maternelle. Trop de coïncidences ont forcément un sens.

07:45 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : copie, maternelle, enfance, retrouvailles |

samedi, 08 mars 2008

Journée de la femme

Il a fallu qu’un homme, attendri par mes larmes,

Trouble ma solitude et soudain me désarme.

Imperceptiblement, il a pris le contrôle

De mon esprit rebelle. J’ai détesté ce rôle

D’objet manipulé. Puis j’ai osé livrer

Mon âme à l’être aimé. Seigneur, j’étais paumée.

J’ai surmonté ma peur de me laisser guider,

J’ai vaincu le démon qui venait me hanter.

Et puis un beau matin, debout devant la glace,

J’ai souri au visage qui souriait en face.

Ce reflet tant haï s’illuminait d’une flamme:

Il a suffit d’un homme, pour que je devienne femme.

15:05 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, poème, femme, journée mondiale de la femme |

lundi, 03 mars 2008

Voyage organisé à Régimeland

Trois kilos… Cela fait six mois que je lutte en vain pour me débarrasser de ce trio de renégats qui squattent une zone communément désignée par la métaphore « poignées d’amour ». Quel doux euphémisme quand en réalité, les dites poignées peuvent ruiner le plus parfait des looks  lorsqu’on les devine sous un haut légèrement moulant… 

Un tel risque justifiant les grands moyens, je parviens sans peine à convaincre deux amies (elles aussi désireuses d’entamer un régime) de m’accompagner en expédition chez un certain Philippe, diététicien de son état. Parisiennement réputé pour obtenir un taux de satisfaction des plus élevé, Philippe accomplit chaque jour des miracles sur les amas graisseux d’une innombrable clientèle, principalement féminine. 

L’union faisant la force, nous avons franchit ensemble la porte du cabinet. Dans la joie et la bonne humeur nous lui avons présenté nos doléances.  Crises de fous-rires tandis qu’il nous pesait, mesurait, prenait notre tension… Enfin, à chacune il proposa une solution. J’ai bien failli pleurer en écoutant ma sentence : Philippe n’a ni recette miracle, ni potion magique, car ça n’existe pas. En revanche, beaucoup de sport, trois semaines à manger poisson, viande blanche et cinq fruits et légumes quotidiens, et de mes poignées il ne paraîtra plus rien.

Trois semaines de sacrifies, pour une silhouette de sylphide… Un défi que je relève sans hésitations.

07:00 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : régime, kilos, maigrir |

mardi, 26 février 2008

Intermittente du wedding planning

Jadis, Claire et moi organisions ponctuellement des soirées wedding planner, au cours desquelles nous critiquions méthodiquement les préparatifs de mariage de parfaits inconnus, croisés au hasard d’un documentaire télé. Bien évidemment, nous ne manquions jamais de verser quelques larmes de bonheur, face à de si touchants témoignages d’amour. Mais nous avons toujours gardé la tête sur les épaules quand il s’agissait de mettre le doigt sur des failles d’intendance ou des fautes de goût. Je crois même me souvenir que nous avions envisagé un bref instant nous reconvertir dans ce business lucratif. Mais la route est longue du statut de juge derrière son petit écran, au poste de gérant de société.

Depuis ces temps bénis, Claire a célébré avec succès le plus beau jour de sa vie, tandis que j’attends toujours mon caillou… Afin de ne pas mourir de faim à force de vivre  d’espoir, j’ai trouvé le palliatif efficace le jour ou My Brother a demandé la main de la femme de sa vie. Mon enthousiasme a doublé lorsque la fiancée m’a proposé d’être son témoin. Il a atteint son paroxysme à l’instant où elle m’a officieusement nommée wedding planner. J’emploie le terme officieusement car ma mission se résume finalement à bien peu de choses : donner mon avis ! Et Dieu sait si je me sens à l’aise dans ce rôle !

Ainsi réquisitionnée de mon plein gré, j’ai fait le ménage dans mon emploi du temps, et je papillonne en compagnie de ma future belle-sœur, entre essayages de robes (« toutes trop belles, on repasse sous peu ») ; visites de salles (« atmosphère raffinée et chic, j’aime beaucoup ») ; passage éclair dans un salon nuptial (« trop commercial, on oublie ») ; sélection d’un photographe (« celui-ci ressent les gens, c’est bien »)… Bref, un tourbillon de détails à passer en revue. J’attends notamment avec impatience les dégustations de champagne : si je finis suffisamment de bouteilles, peut-être que le dicton se réalisera en ma faveur…

22:35 Écrit par Sheily Parisienne dans Pipelette | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : wedding planner, wedding planning, mariage, nuptial, noces, amour, fiançailles |

 
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