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mercredi, 09 juillet 2008

Les moineaux de Johnnie To ont des doigts de fées

383985665.jpgL’albatros de Charles Baudelaire a des ailes de géant qui l’empêchent de marcher. Le moineau de Johnnie To a des doigts qui lui permettent de voler… des portefeuilles.

Le réalisateur hongkongais signe une nouvelle une perle cinématographique, avec Sparrow, une comédie urbaine et poétique.

Si le film est placé sous le signe du moineau, ce n’est pas simplement parce qu’il est plus mignon et moins naïf que le pigeon. En effet, à Hong Kong, un « sparrow » (moineau) est également le nom que l’on donne aux pickpockets : à la manière du moineau volant avec grâce dans le ciel, les pickpockets dérobent leur portefeuille aux badauds. Je souligne une fois encore la poésie ambiante.

Dans Sparrow, Kei est le plus habile des pickpockets de la ville et le chef d’un gang de quatre partenaires. Un jour, une femme ravissante l’ensorcelle au détour d’une ruelle. Chaque membre du gang va, sans le savoir, tomber sous le charme de cette même femme qui ne les a pas croisés par hasard…

Ajoutez à cela une esthétique renversante et une bande son des plus originales. On attend plus que le jour où les moineaux auront des dents.

12:38 Écrit par Sheily Parisienne dans Films, Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sparrow, johnnie to, moineau, pickpocket, film cinéma |

mardi, 24 juin 2008

La Conspiration d’Orion

Il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié.

Seb Janiak introduit en ces termes La Conspiration d’Orion.

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Ce premier court-métrage donne accès à des dossiers classés secret défense : civilisation éteinte de géants ; pyramides érigées aux quatre coins de la planète, et dont les plans reflètent le tracé des constellations stellaires; preuves irréfutables de vie sur la lune ; bases militaires souterraines abritant des prototypes de soucoupes volantes… Le réalisateur démontre en 19 minutes et images à l’appui, que la théorie du complot n’est pas un simple fantasme.

Croire ou ne pas croire, là est la question. Pour le voir :

 Vous pouvez retrouver tous mes articles sur la nouvelle adresse de Paris Secret.

01:03 Écrit par Sheily Parisienne dans Films | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : seb janiak, conspiration d'orion, court-métrage, ovni ufo, nasa, pyramids, b-2spirit |

jeudi, 27 mars 2008

MR73 : des chiffres, des lettres, un film

d733858813159456397dd8456726d4b9.jpgPourquoi ce goût immodéré de plonger avec fougue vers l’inconnu ? Pour freiner mon hyper-activité chronique et étaler ma science lors des dîners en ville.

Ainsi, lorsqu’on me propose d’aller voir un film dont le titre se résume à deux lettres et deux chiffres (soit MR73), je ne prends pas la peine de me renseigner sur le sens de ce code, ni même sur le sujet abordé. Mes dernières hésitations s’envolent quand j’apprends que Daniel Auteuil tient le rôle principal et je me retrouve plongée au cœur d’un polar… ultra noir : un tueur en série ensanglante Marseille ; un flic au SRPJ (Daniel Auteuil), mène l'enquête malgré l'alcool et les fantômes de son passé ; le passé resurgit aussi pour Justine, une jeune  fille dont les parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra (un autre tueur en série qui sévissait 25 ans plus tôt).

Beaucoup de sang et de violence qui m’obligent à fermer les yeux à plusieurs reprises, mais je dois avouer que l’intrigue est bien ficelée. En revanche, je déplore trop de lenteur : il faut notamment compter une bonne heure pour découvrir le sens du fameux MR73

06:15 Écrit par Sheily Parisienne dans Films | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cinéma, film, MR73, Daniel Auteuil |

vendredi, 14 mars 2008

Va voir à Nîmes si les Ch’tis y sont

Que faire à Nîmes un dimanche après-midi, quand tout est fermé et qu’il pleut des cordes? S’enfermer dans une salle obscure pour regarder Bienvenue chez les Ch’tis. Ce choix s’impose naturellement, compte tenu de la programmation : deux salles sur quatre diffusent le film. Et surtout, j’estime que c’est très chic qu’une parisienne en visite dans le sud, regarde un film sur les gens du nord.

J’avais jusque-là la naïveté de considérer le fait d’aller au cinéma comme une activité universelle, qui se pratique dans des conditions identiques quelle que soit la région. Je me fourvoyais largement et c’est avec une énorme satisfaction que je peux désormais décrire certaines spécificités locales :

§          les spectateurs disposent d’une queue unique pour acheter billets, caramels, chocolats et Coca Zéro. Cela implique un engorgement du hall (les détenteurs de billets patientent également au même endroit) ;

§          le billet coûte moins cher qu’à Paris ;

§          le vendeur impose la séance sans demander votre avis ;

§          les places sont numérotées, mais le tarif reste identique quel que soit l’emplacement dans la salle ;

§          bandes-annonces et le publicités sautent ; 

§          le film débute avec vingt minutes de retard.

Je tergiverse sur des détails, qui n’ont en rien entamé mon plaisir. Mais tout parisien se doit de faire des réflexions désobligeantes, surtout quand il n’y a rien de capital à critiquer. Le principal étant que je ne sois pas passée à côté de l’essentiel, à savoir ces vestiges ancestraux qui contribuent à la renommée internationale de Nîmes. Arènes, Tour Magne, Maison Carrée, Portes de l’enceinte romaine… Un patrimoine qui impose le respect pour avoir ainsi traversé les âges. Investir dans la pierre restera toujours un excellent placement…

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07:40 Écrit par Sheily Parisienne dans Films, Voyages | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : voyage, nîmes, monuments, cinéma, film, ch'tis |

jeudi, 21 février 2008

Le Paris d’amour de Cédric Klapisch

Quand je me rends au cinéma le soir même de la sortie d’un film, j’éprouve toujours la sensation de passer pour une groupie. Car avant de voir ledit film, il faut surmonter plusieurs obstacles qui refroidiraient les fans les moins motivés. Il existe heureusement quelques règles de bases à respecter pour profiter de la joie sans cesse renouvelée d’assister à une « première » :


1. se présenter devant le cinéma une trentaine de minutes avant le début de la séance. Cette précaution permet, non seulement de ne pas se froisser un muscle des doigts à force de les croiser pour qu’il reste encore des places en arrivant devant le guichet ; mais elle garantie également le privilège d’entrer dans la salle parmi les premiers, et donc de choisir sa place.


2. acheter bouteilles d’eau, caramels, bonbons et chocolats avant d’arriver : on gagne de l’argent, et surtout, on dépasse ceux qui s’arrêtent chez le confiseur.


3. prévoir une tenue légère, car la chaleur humaine… ça chauffe.


4. enfin, réserver ce type d’expédition aux films que vous rêvez de voir avant tout le monde, ce qui, à priori, arrive rarement.


Cette fois, c’est bien évidemment pour Paris de Cédric Klapisch, que je me suis déplacée avec les foules. Nous partageons un même amour pour la capitale, donc je ne pouvais pas leur faire faux-bond ! Je suis sur un nuage depuis ce rendez-vous… Véritable album photo de Paris, ce film montre la ville sous toutes ces facettes. L’histoire de fond est certes émouvante (un jeune homme apprend qu’il a un problème au cœur qui pourrait lui coûter la vie ; son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise). Mais on sent surtout l’âme de la ville. Une âme que je tente maladroitement de retranscrire à travers mes photos. Et puis la boulangère incarnée par Karin Viard est parfaite : elle donne tout son sens au slogan du journal Le Parisien « Le parisien, il vaut mieux l'avoir en journal qu’en voisin ».

15:20 Écrit par Sheily Parisienne dans Films | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cédric klapisch, romain duris, film, cinéma, paris |

lundi, 04 février 2008

Sweeney Todd m’a tuer

Vivre une relation adultère relève du défi permanent. Si en plus, l’amant en question est un barbier sanguinaire, cela tient du suicide (dans tous les sens du terme).

Pour ma part, il aura fallu que mon amant devienne tueur en série pour que je puisse consommer librement ma passion. En effet, tant que Johnny était pirate, impossible de me débarrasser de My Man qui tenait à s’incruster systématiquement. En revanche, depuis de Johnny est assassin, nul besoin de mentir pour me retrouver en tête à tête avec lui : My Man n’est pas amateur d’opérettes en cinémascope. Me voilà donc dans une salle obscure, prête pour le rendez-vous. J’ai failli trancher quelques gorges avant le début du film, quand une ribambelle d’ados turbulents se sont installés sur le rang de devant. Mais le silence est retombé lorsque la lumière s’est éteinte.

Deux heures. J’ai passé deux heures de folie, à vibrer à chaque coup de lame et variation de gamme de mon dément démon. Certes, il était un peu trop poudré à mon goût, mais ce n’est certainement pas moi qui vais lui reprocher de suivre la mode de son époque !

22:50 Écrit par Sheily Parisienne dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adultère, amant, barbier, cinéma, comédie musicale, démon, film |

 
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