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jeudi, 06 mars 2008

SPAris-plage à la piscine Edouard Pailleron

Mon unique séjour en thalassothérapie remonte à des temps si reculés, que le souvenir de cette escapade génératrice de bien-être s’effacera bientôt de ma mémoire. J’ai failli renouveler l’expérience il y a peu, mais un incident de parcours a compromis mes projets. J’ai alors perçu cette annulation comme un signe du destin, me mettant en garde contre les dangers des soins aquatiques à prix exorbitants…

Grâce aux vertus salvatrices du temps qui passe, je fais doucement le deuil de ces quelques jours de volupté, désormais relégués au rang de fantasme, pour une durée indéterminée (voire même pour l’éternité). Et surtout, je compense à grand renfort de longueurs de brasse de la Piscine Edouard Pailleron.

Le cadre est particulièrement agréable, l’établissement ayant été entièrement rénové, tout en conservant le style Art Déco d’origine (façade extérieure, cabines en galeries hautes autour du bassin, intérieur habillé de céramique, bâtiment revêtu de briques de parement). Cette remarque architecturale peut être un détail pour vous, mais pour moi elle veut dire beaucoup, car je suis une fan absolue du courant artistique des années 30. Certes, je ne bénéficie ni du grand air, ni des massages entre des mains expertes, ni des enveloppement de boue. Mais je profite du grand bassin pour patauger, de pauses oisives dans le jacuzzi et de séances de sudation au sauna. Et j’éprouve malgré tout une grande satisfaction pendant et après chaque passage dans ce spa de proximité très bon marché.

La cerise sur la gâteau, c’est quand je parviens à me retrouver seule occupante des lieux, comme si l’espace tout entier m’appartenait. Privilège inestimable, dont je n’aurais jamais bénéficié en dépensant des fortunes à l’Hôtel Thalasso Royal Barrière de La Baule. C’est bien la preuve que je parviens sans effort à me passer du superflus… momentanément du moins !

07:45 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : loisirs, piscine, natation, edouard pailleron, paris |

mardi, 04 mars 2008

Paris la Métisse

J’ai beau être une maniaque de l’organisation, il arrive que je sois tellement sollicitée de parts et d’autres, que je passe à côté d’événements de la plus haute importance pour tout fervent parisien qui se respecte. Ainsi, j’ai attendu le dernier jour pour me rendre à l’Hôtel de Ville, visiter l’exposition Paris la Métisse, qui met en scène des photos de Paris en noir et blanc.

Conçue et réalisée par les photographes-auteurs Florence Batarière et Morgan Haël Jypsian, cette première exposition propose un voyage au cœur de l’identité multiethnique de la capitale. Les clichés sont superbes et accompagnés de textes dont la poésie éveille les sens et les souvenirs. Petite déception toute de même : le voyage m’a semblé bien trop bref, si bien que je garde le sentiment d’avoir survolé diverses contrées parisiennes, sans vraiment faire d’escale, en passant à côté de tant de visages de Paris

Curieuse comme je suis, j’ai appris du vendeur du Beau-Livre Paris la Métisse, que les deux jeunes artistes ont vu le projet se mettre en place très rapidement, de façon très inattendu, telle une agréable surprise. Ils ignoraient par exemple, il y a deux mois à peine, qu’un livre regroupant photos et textes verrait le jour.

L’expo sera itinérante au siège de l’UNESCO à Paris au mois de mai 2008, puis dans toute la France. C’est loin de Robert Doisneau, mais c’est plus contemporain et aussi beau.

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07:00 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : exposition, photos, paris la métisse, paris |

mardi, 22 janvier 2008

Le Jeu de Paume à l’ère numérique

« Comment font ces artistes pour vivre de leur art ? ». Je ressasse régulièrement cette interrogation lorsque je visite des expositions ultra avant-gardistes. Non pas que le travail présenté soit laid ou manque d’originalité, mais précisément parce que la créativité des « génies » en question est si exacerbée et si conceptuelle, qu’elle en devient… inaccessible !

Hier encore, j’étais en compagnie de M et S (mes copines, pas les cacahouètes enrobées de chocolat) au Jeu de Paume, Place de la Concorde, pour assister au vernissage d’une exposition de Eija-Liisa Ahtila. La dame est finlandaise et définie ses œuvres comme des « drames humains », mis en scène grâce à la vidéo, aux images numériques et au cinéma. Passe encore que nous ressemblions à trois pauvres hères (les gens de ce milieu, branchés au-delà de la branchitude, possèdent généralement 49 saisons d’avance côté vestimentaire).

Passe encore que qu’il y ait peu de champagne (et pas de petits fours). En revanche, comment peut-on devenir riche en exposant des « tensions intérieurs extrêmes et des communications perturbées où la distinction entre réel et imaginaire n’a plus cours » ? La théorie de S : « Elle est mariée avec un type blindé ». S a sans doute raison et j’ose aller plus loin : en plus d’avoir épousé un type blindé, Eija-Liisa Ahtila a du talent. Parce qu’elle sait retranscrire des tragédies historiques en séquences fragmentées, diffusées en simultané sur quatre écrans, disposés sur quatre murs. Parce qu’elle sait évoquer la douleur du divorce en décrivant à la fois le récit, et les détails sur lesquels on ne s’attarde d’habitude pas. Parce qu’elle sait traduire en images le drame psychologique que vivent les psychotiques. Parce qu’elle sait nous toucher en détournant des sujets ordinaires.

Ainsi, moi qui ai tendance à penser que pour faire du fric, il faut toucher le pus grand nombre, j’ai tout faux : l’art de s’en foutre plein les poches appartient aux artistes de qualité qui se lèvent tôt et qui ont les élites dans leurs poches.

22:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : exposition, eija-liisa ahtila, film, jeu de paume, numérique, paris |

jeudi, 15 novembre 2007

Dilemme œnologique un soir d’hommage au Beaujolais

J’entends déjà les commères qui m’entourent ricaner de mépris et persifler : « Cette fille nous prend vraiment pour des dindes. Elle voudrait nous faire croire, à NOUS, que c’est la première fois qu’elle goûte au Beaujolais… Quelle menteuse ! ».

Je déteste les commérages, sauf quand ils sont proférés par mes copines et moi, et qu’ils portent sur les infractions vestimentaires de nos victimes. Exceptionnellement, je reconnais que les langues de vipères suscitées ont dix fois raison. Mais seulement dix fois. Car depuis que je porte des talons aiguilles, j’ai bu à peine dix fois plus de Beaujolais que de jus de tomate (une unique expérience jamais renouvelée), ou que de boisson énergétique (je suis allergique au sport, donc aux boissons de sportifs). En revanche, c’est le premier Beaujolais nouveau que je fête en sirotant du champagne, en compagnie de convives… à l’eau (pas tous, évidemment).

Je porte donc un toast, sans modération, à la liberté choix : boire ou ne pas boire, telle est la question…

22:20 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beaujolais, nouveau, fête, vin, champagne, paris |

dimanche, 14 octobre 2007

Rugby sur écran géant à la Bellevilloise

Pour une fois que je ne regardais pas le match à la TV, j’avais sorti le grand jeu : une tenue sport-et-chic, complétée par quelques drops de maquillage, les cheveux en mêlée et surtout, un essai de match sur écran géant. Mais les Bleus n’iront pas en finale…

Cependant, je ne regrette rien. Je ne comprends toujours pas les règles, mais j’ai partagé les émotions des supporters entassés dans la salle du haut à la Belleviloise ; j’ai apprécié la beauté des déplacements des joueurs sur le terrain ; et j’ai admiré l’engouement de toute une nation derrière son équipe. Et c’est, selon moi, une sublime victoire pour les Bleus.

Merci pour le spectacle et à bientôt pour de nouveaux frissons et encore plus de passion…

14:50 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sport, rugby, bellevilloise, coupe du monde, paris |

vendredi, 21 septembre 2007

Aventures urbaines en Vélib'

Il m’aura fallu deux longs mois pour rassembler le courage nécessaire à enfourcher un Vélib’. Véritable objet de convoitise, le tout-Paris branché (et même les étrangers) ne parlent que de ce moyen de transport écolo dernier cri.

Pour l’occasion, j’ai abandonné mon style jupe/talons pour un look jean/baskets. Petite angoisse pour lâcher la caution de 150€, vite surmontée une fois la bête d’acier entre mes mains. Démarrage les doigts dans le nez, et ce malgré une selle trop haute (que j’ai baissée) et une chaîne trop lâche (que j’ai supportée).

A Paris, à vélo, on dépasse les autos, mais le véritable plaisir, c’est le contact humain : le vélib’, c’est mieux que Meetic pour faire des rencontres! En 15 minutes j’ai échangé avec deux types en camion qui m’ont trouvée « so sexy sur un deux-roues » ; un brun ténébreux qui m’a interpellé dans l’espoir que je lui indique la borne la plus proche (« je ne sais pas mais, mais je t’embarquerais volontiers, beau gosse ») ; et même le cycliste qui m’a causé une petite frayeur en me doublant était… troublant ! Bien évidemment, la seule réflexion désagréable est venue d’une femme (genre business woman ultra débordée), qui estimait que je roulais trop lentement (« je suis en RTT, moi, madame »). Derniers coups de pédale, puis je range mon vélib’ d’un clic et attends patiemment le bip sonore. Je remarque que je suis légèrement en nage, et j’en déduis qu’il vaut mieux éviter en cas de haut en soie ou de rendez-vous romantique avec mon chéri. J’avoue que j’ai surtout emprunté les pistes cyclables, et que j’ai soigneusement évité de traverser la place de la République : à chaque jour suffit son épreuve. Mais conduire visage et cheveux au vent, c’est si bon…

Bref, le ticket vélib’ est aussi chic, que choc.

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22:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vélib, vélo, paris |

dimanche, 16 septembre 2007

Foire à l'empoigne à la fête de l'Huma

fecd71382d619398ea54e01295825376.gifSamedi 15 septembre 2007, grand beau sur Paris et je suis motivée, motivée, vraiment motivée… Grâce à un sens de l’orientation exceptionnel, je me repère et parviens à rejoindre la Gare du Nord saine et sauve, sur le quai du RER B direction Le Bourget, à l’avant.

Une fois au complet, on finit par décoller (enfin quand on réussit à trouver un train qui passe par le Bourget). Bonne ambiance dans le wagon : on disserte tout et rien, même Britney en prend un coup. Le trajet en navette se déroule moins bien et nous donne un avant-goût d’enfer : nous partîmes 500 dans un bus de 50, sous 40°… Notre équipe de winners décide de finir le trajet à pied, car nous sommes de grands sportifs (et parce qu’on était presque arrivés !).

Parc Départementale de la Courneuve (situé au Bourget). C’est pas vraiment glamour, mais il y a de l’espace, donc, je passe. Lorsque que l’on pénètre enfin, c’est la surprise : ça ressemble à la Foire du Trône à la sauce Colonel Fabien. Mêmes attractions et mêmes baraque à gaufres, entourées de stand « hasta siempre la revolucion » et autres permanences des PC de France et de Navarre. J’hésite à investir dans un chapeau chinois et un T-shit à l’effigie du Che, mais j’en conclu que ce n’est pas assez bling-bling, donc je laisse tomber. Pause cocktail de fruit frais dans un stand ou la brioche vendéenne est vendue 8€ (…). Un peu moins riches, mais sur-vitaminés, nous poursuivons notre périple vers la Grande scène, lieu de toutes les convoitises. Là-bas, l’ambiance ressemble moins à une fête foraine, car l’atmosphère de concert géant règne. Un monde fou, un soleil exceptionnel (il fait mauvais chaque année), toutes générations confondues : c’est pas Woodstock, mais ça s’en rapproche un peu… Et surtout, c’est trois concerts pour le prix d’un. D’abord Luke, qui surprend par une prestation remarquable et une très forte présence sur scène. Puis c’est ti-punch au stand Champigny (devenu par la suite notre QG). Début du concert d’Ayo : elle est belle et elle chante à merveille, donc elle m’énerve. Alors je préfère aller aux toilettes !

Après 30 minutes de queue, je retrousse mon pantalon avant de traverser un terrain marécageux. A l’autre extrémité, l’un des sacro-saint trônes vient de se libérer. Ce que j’ai vu à l’intérieur restera confidentiel. Je préfère oublier à jamais l’état des lieux. Résultat, j’ai soulagé ma vessie en apnée et en équilibre. Et j’ai perdu une autre demi-heure à retrouver les autres. La consolation est venue du Vietnam, un des meilleurs spots du coin en matière de restauration. Et encore un ti-punch…

Puis ce fut l’expérience Iggy Pop. L’homme est un phénomène unique. Il envoûte, à tel point que tout le monde est unanime : il faut se mettre à l’héroïne, ça conserve.

Les lumière s’éteigne et l’heure du départ sonne. Le trajet de retour n’a pas un brin d’humanité : des hordes sauvages prennent d’assaut les navettes, sans un regard pour les plus faibles. Comme nous avons su rester humains, il nous a fallu un peu plus de temps pour embarquer, mais nous sommes tous rentrés sains et saufs.

La Fête de l’humanité, c’est une grande expédition, mais une fois par an, et ave une équipe aussi soudée, je retente volontiers l’aventure !

 

22:05 Écrit par Sheily Parisienne dans Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ayo, la courneuve, fête de l'humanité, parti communiste, iggy pop, luke |

 
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