mardi, 19 février 2008
Qui osera « bisser » chez Moussa l’Africain ?
« Si tu dessines le diable sur les murs de ta maison, attends toi à ce qu’il entre ». J’ai découvert ce proverbe camerounais non pas grâce à Joseph Andjou (le journaliste qui présente i-Afrique, humoristiquement célèbre pour ses connaissances en matière de dictons africains), mais au dos de la carte de visite de Moussa l’Africain.
Rassurez-vous, Moussa n’est pas un des ces marabout charlatan qui distribue des prospectus à la sortie du métro Barbès Rochechouart, en promettant de mettre fin à tous mes problèmes, quelque soit la difficulté, de loin ou de près, inquiétant ou financier. Moussa tient un restaurant, bar, ambiance musicale, tout ce qu’il y a de plus réglo (peut-être pas si réglo, car je ne sais pas si le patron s’appelle réellement Moussa… à vérifier). Bref, chez Moussa, tu manges des alokos (bananes plantain) en entrée, du mafé (sauce à base de pâte d'arachide) ou du yassa (confit d'oignons macérés au citron vert), avec du riz ou du Attieke (semoule de manioc). Tu attends trois heures avant d’être servi (on appelle cela l’heure africaine), mais comme la nuit est longue, que j’ai une vie palpitante avec mille et une anecdotes à raconter, et qu’il y a du planteur à boire, l’attente est délicieuse. Et quand le repas arrive, j’ai l’impression de me retrouver à table chez Maman ou chez Tantie Mari-Thé. Un véritable régal ! Certes, je suis rassasiée en cinq bouchées, car il n’y a pas de portions pour anorexique chez Moussa. Rien que du 100% riche et généreusement servi. Donc généralement on ne « bis pas » (traduire : on ne se ressert pas) et on évite le dessert. Si la carte est typique, le cadre, en revanche, n’a rien du maquis de Cotonou ou d’Abidjan : c’est une véritable brasserie parisienne ornée de masques et autres sculptures. Bref, le parfait métissage dans la déco comme dans la clientèle. Juste une petite chose: si j’étais Moussa, j’aurais choisi des pagnes superbes pour les uniformes des serveurs… Mais bon, on ne peut pas demander à tout le monde d’être aussi tatillon sur la question du look.
Maman, je t’ai toujours conseillée d’ouvrir un restaurant. Mais avec Moussa dans la place, la concurrence est trop rude !
22:20 Écrit par Sheily Parisienne dans Restaurants/Bars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : alokos, attieke, mafé, moussa l'africain, planteur, restaurant, yassa |
jeudi, 08 novembre 2007
Du hamburger, du vin et du design au Floors rue Myrha
« C’est fou ! On se croirait à New York ! ». Seuls des parisiens superficiels et prétentieux peuvent comparer les trois niveaux du Floors aux tours de Manhattan. Jusque-là, rien d’anormal : à Paris, nous n’avons que la Tour Montparnasse et la Tour Eiffel, mais nous ne manquons pas d’imagination.
En franchissant le seuil de ce nouveau temple branché, je découvre par hasard que je connais le manager. Je m’empresse de lui faire deux petites bises (c’est chic de connaître le patron) et nous entamons un dialogue hautement philosophique : « Toi ici ! » « Ben oui et toi ?» « Ben, c’est chez moi ! » « Incroyable ! Tout le monde en parle ! » « Je sais j’ai la pression »… Ce bref échange de mondanités m’ouvre l’appétit, donc je me précipite vers la table.
Au passage, je remarque que toute la décoration rappelle les incontournables « diners » (prononcez « daïneurze ») américains, ces restaurants à hamburgers comme le Peach Pit dans la série Beverly Hills. Il ne manque que des serveuses en uniforme avec un badge nominatif sur la poitrine, et je passerais commande en anglais.
Au menu, des burgers de luxe et des salades XXL. Le pain est fait maison et on peut composer soit même son sandwich : chèvre ou bleu d’Auvergne pour le fromage, viande ou poisson, champignons, œuf, soja etc. Le must : un supplément foie gras pour les gourmets. Et que boit-on avec des hamburgers si français? Du vin, bien évidemment ! Mais notre serveur doit ouvrir quatre ou cinq bouteilles avant d’en trouver une qui ne soit pas bouchonnée…
Certes, il s’agit là de malchance, mais je retiendrai quand même que, quand on joue aux américaines en plein coeur de Paris, on doit boire du Coca Zéro et non de grands cépages !
23:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Restaurants/Bars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hamburger, vin, paris |


















