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mercredi, 29 octobre 2008

Sans un mot d’Harlan Coben

Sans un mot.jpg« On peut surveiller mais on ne peut pas prévoir ». Ce constat n’empêche pas Mike et Tia de faire installer un logiciel espion sur l’ordinateur de leur fils de 16 ans, afin de contrôler les sites Internet qu’il fréquente, ses échanges de mails et ses conversations sur MSN. Ils craignent en effet que celui-ci ne suivent l’exemple de son meilleur ami Spencer, qui vient de se suicider.

Quel rapport entre cette famille et le fou dangereux qui mène des expéditions punitives contre des femmes qu’il torture avec délectation ? Un mot, cent mots ou Sans un mot, la réponse se trouve dans ce dernier ouvrage d’Harlan Coben, qui m’a tenu compagnie durant mes trajets en RER.

Non seulement éléments romanesques et policiers se distillent équitablement tout au long du récit, mais en plus, la police ne reste pas seule maîtresse de l’enquête. Bref, un polar où l’intrigue ne cannibalise pas les problèmes quotidiens, comme dans la vraie vie.

Mon premier Harlan Coben risque fort de ne pas devenir le dernier.

00:30 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sans un mot, livre, polar, harlan coben, hold tight |

jeudi, 09 octobre 2008

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

le fait.jpgQue faire si un inconnu meurt d’une crise cardiaque au milieu de votre salon ?

a) Vous ne recevez jamais d’inconnus

b) Vous déplacez le corps sur le palier

c) Vous usurpez l’identité du mort

Amélie Nothomb opte pour la dernière solution, en guise de point de départ à son roman Le Fait du prince.

Baptiste Bordave, parisien plus qu’ordinaire, ne voit aucun inconvénient à troquer son quotidien insipide pour celui d’Olaf Sildur. Au contraire. Le mystérieux suédois qui vient de rendre l’âme chez lui a les poches remplies d’argent liquide, conduit une Jaguar et vit à Versailles. En homme pratique, Baptiste quitte son domicile avec un objectif : s’accaparer la femme du défunt, qu’il imagine sous les traits d’une jeune et belle scandinave.

Ce livre, drôle et absurde, se lit d’un trait (un aller-retour en métro). Mais je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Le récit compte trop de questions sans réponse, or je n’apprécie le suspense que lorsqu’on n’y met un terme. Sinon, mon sentiment se transforme en frustration, comme c’est le cas pour Le Fait du prince. Il se peut également que la portée philosophique du roman m’échappe totalement et je reconnais volontiers mes lacunes en la matière.

Pour info : Le "fait du Prince", dans le langage courant, désigne un acte arbitraire du gouvernement, désigne en droit administratif français, une mesure prise par l'administration qui a un impact sur un contrat auquel elle est partie. La théorie du "fait du Prince" prévoit que le cocontractant de l'administration a alors droit à une indemnisation intégrale des frais causés par cette mesure, si cette mesure a perturbé la réalisation des travaux prévus par le contrat. (Wikipédia)

00:38 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : le fait du prince, livre, roman, amélie nothomb, usurpation, identité |

lundi, 02 juin 2008

La Valse Lente des Tortues de Katherine Pancol

456288662.jpg673 pages dévorées en cinq jours : un record que je que je qualifierais de second effet Katherine Pancol.

La Valse Lente des Tortues se révèle une suite largement à la hauteur du premier volume de cette série (Les Yeux Jaunes des Crocodiles). On retrouve les même personnages, tout aussi attachants, et des nouveaux, passionnément intrigants.

Au-delà de la saga familiale, l’auteur développe une intrigue policière parallèle, sans jamais s’éloigner de l’esprit du roman. Même la petite touche paranormale ne dénote pas un seul instant.

Ainsi, au fil des pages, on valse sur la vie et les sentiments ; on découvre qu’il existe des manuels catholique d’économie domestique pour les femmes ; ou encore que « Sex is about to be slow »…

Bref : « Qu’est-ce qui est « normal », Jo ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Who knows ? Et qui décide de la norme ? ».

07:12 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : livre, katherine pancol, la valse lente des tortues |

vendredi, 23 mai 2008

Le Portail de François Bizot

1861018797.jpgLa parution de ce livre date de 2000 mais je n’ai jamais trouvé le courage de l’attaquer avant, préférant des thèmes plus légers. Ce récit poignant m’a plongé au cœur d’événements historiques dont j’avais vaguement entendu parler.

Le résumé : François Bizot, membre de l'École française d'Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du XXe siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch.

Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices.

Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention, décrit une révolution méconnue, démonte les mécanismes de l'épouvante et fait tomber le masque du bourreau monstre. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au cœur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui – dans les forêts du Cambodge comme ailleurs – habitent l'homme depuis toujours.

Un passage qui m’a marqué : « La villa de l’Ecole avait été pillée par les rôdeurs, saccagée par les soldats, remuée de fond en comble (…). Des flaques d’urine inondaient le carrelage de la salle à manger. Dans la salle de bains du premier, le bidet était rempli à moitié d’excréments. D’autres déjections souillaient le sol entre les rayonnages de la bibliothèque… Ebranlé jusqu’au fond de moi, je sortis la jeep du garage et en chargeai rapidement le remorque, méditant sur cette âpreté de l’homme à saisir toutes les occasions de gain, et sur son attrait instinctif à souiller et à violer ».

06:40 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres, Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livre, françois bizot, le portail |

mercredi, 09 avril 2008

Les Yeux jaunes des crocodiles

fac67994def96700afaf91996e315e3b.jpgC’est précisément parce que Katherine Pancol fait actuellement la promotion de son dernier roman, La Valse lente des tortues, que je préfère évoquer le précédent (et premier tome de la série), Les Yeux jaunes des crocodiles.

Ce roman met en scène deux sœurs que tout oppose. Iris, belle riche, élégante, parisienne et superficielle. Joséphine, des kilos en trop, des problèmes d’argent, mal dans sa peau, banlieusarde et extrêmement brillante. A cause d’un mensonge de la belle Iris, Joséphine devient le nègre de sa sœur et écrit le best-seller de la saison.

Ajoutez à cela le tourbillon de la vie d’une dizaine d’autres personnages tout aussi attachants, perturbés, voire pervers, on obtient un livre qui parle non seulement de sentiments, mais surtout d’écriture. Et quand la littérature ose se regarder le nombril, le résultat s’avère aussi efficace que la meilleure série américaine ou telenovela mexicaine.

 

07:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres, Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : les yeux jaunes des crocodiles, livre, roman, katherine pancol |

 
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