lundi, 04 février 2008
Sweeney Todd m’a tuer
Vivre une relation adultère relève du défi permanent. Si en plus, l’amant en question est un barbier sanguinaire, cela tient du suicide (dans tous les sens du terme).
Pour ma part, il aura fallu que mon amant devienne tueur en série pour que je puisse consommer librement ma passion. En effet, tant que Johnny était pirate, impossible de me débarrasser de My Man qui tenait à s’incruster systématiquement. En revanche, depuis de Johnny est assassin, nul besoin de mentir pour me retrouver en tête à tête avec lui : My Man n’est pas amateur d’opérettes en cinémascope. Me voilà donc dans une salle obscure, prête pour le rendez-vous. J’ai failli trancher quelques gorges avant le début du film, quand une ribambelle d’ados turbulents se sont installés sur le rang de devant. Mais le silence est retombé lorsque la lumière s’est éteinte.
Deux heures. J’ai passé deux heures de folie, à vibrer à chaque coup de lame et variation de gamme de mon dément démon. Certes, il était un peu trop poudré à mon goût, mais ce n’est certainement pas moi qui vais lui reprocher de suivre la mode de son époque !
22:50 Écrit par Sheily Parisienne dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : adultère, amant, barbier, cinéma, comédie musicale, démon, film |


















