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jeudi, 09 octobre 2008

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

le fait.jpgQue faire si un inconnu meurt d’une crise cardiaque au milieu de votre salon ?

a) Vous ne recevez jamais d’inconnus

b) Vous déplacez le corps sur le palier

c) Vous usurpez l’identité du mort

Amélie Nothomb opte pour la dernière solution, en guise de point de départ à son roman Le Fait du prince.

Baptiste Bordave, parisien plus qu’ordinaire, ne voit aucun inconvénient à troquer son quotidien insipide pour celui d’Olaf Sildur. Au contraire. Le mystérieux suédois qui vient de rendre l’âme chez lui a les poches remplies d’argent liquide, conduit une Jaguar et vit à Versailles. En homme pratique, Baptiste quitte son domicile avec un objectif : s’accaparer la femme du défunt, qu’il imagine sous les traits d’une jeune et belle scandinave.

Ce livre, drôle et absurde, se lit d’un trait (un aller-retour en métro). Mais je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Le récit compte trop de questions sans réponse, or je n’apprécie le suspense que lorsqu’on n’y met un terme. Sinon, mon sentiment se transforme en frustration, comme c’est le cas pour Le Fait du prince. Il se peut également que la portée philosophique du roman m’échappe totalement et je reconnais volontiers mes lacunes en la matière.

Pour info : Le "fait du Prince", dans le langage courant, désigne un acte arbitraire du gouvernement, désigne en droit administratif français, une mesure prise par l'administration qui a un impact sur un contrat auquel elle est partie. La théorie du "fait du Prince" prévoit que le cocontractant de l'administration a alors droit à une indemnisation intégrale des frais causés par cette mesure, si cette mesure a perturbé la réalisation des travaux prévus par le contrat. (Wikipédia)

00:38 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : le fait du prince, livre, roman, amélie nothomb, usurpation, identité |

mercredi, 09 avril 2008

Les Yeux jaunes des crocodiles

fac67994def96700afaf91996e315e3b.jpgC’est précisément parce que Katherine Pancol fait actuellement la promotion de son dernier roman, La Valse lente des tortues, que je préfère évoquer le précédent (et premier tome de la série), Les Yeux jaunes des crocodiles.

Ce roman met en scène deux sœurs que tout oppose. Iris, belle riche, élégante, parisienne et superficielle. Joséphine, des kilos en trop, des problèmes d’argent, mal dans sa peau, banlieusarde et extrêmement brillante. A cause d’un mensonge de la belle Iris, Joséphine devient le nègre de sa sœur et écrit le best-seller de la saison.

Ajoutez à cela le tourbillon de la vie d’une dizaine d’autres personnages tout aussi attachants, perturbés, voire pervers, on obtient un livre qui parle non seulement de sentiments, mais surtout d’écriture. Et quand la littérature ose se regarder le nombril, le résultat s’avère aussi efficace que la meilleure série américaine ou telenovela mexicaine.

 

07:10 Écrit par Sheily Parisienne dans Livres, Ne pas manquer! | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : les yeux jaunes des crocodiles, livre, roman, katherine pancol |

 
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